<rss version="0.91"><channel><title>Les travaux de Michel Herreria</title><link>http://www.michelherreria.com/</link><description>Les travaux de Michel Herreria</description><language>fr</language><item>		<title>MH Mobile Homme</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=132</link>		<date>2008-05-15 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/MH-Mobile-Homme.jpg" align="left" hspace="5">Les Fant&#244;mes de mon pr&#233;sent
Michel Herreria a choisi de vivre parmi ses contemporains. Il regarde, d&#233;cortique, analyse et restitue notre &#233;poque &#224; travers des traits d&#8217;esprits aux contours fragiles et aux silhouettes pass&#233;es. Il pr&#233;sente &#224; l&#8217;Artoth&#232;que une s&#233;lection de dessins sur papier, r&#233;alis&#233;s &#224; l&#8217;encre ou au feutre, issus de trois s&#233;ries intitul&#233;es Les Genstrificateurs (2007-2008), Les Tristes (2006-2007) et Les Cartes &#224; gratter (1995-2004).
Chacune des pi&#232;ces d&#233;roule le fil d&#8217;une pens&#233;e agile et transversale sur notre univers, celui de la consommation et de la communication mais aussi d&#8217;un syst&#232;me d&#233;shumanis&#233;. L&#8217;artiste n&#8217;est ni au-dessus, install&#233; confortablement depuis un poste d&#8217;observation, ni &#224; c&#244;t&#233;, au bord de la route. Il est au coeur de ce qu&#8217;il d&#233;peint.
Quels que soient les supports - dessin, peinture, vid&#233;o, sculpture ou animation &#8211; le plasticien d&#233;veloppe le m&#234;me vocabulaire pictural, utilise le m&#234;me alphabet pour creuser dans une langue d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;e qu&#8217;il invente. Enveloppes humaines, espaces machines, meubles antropomorphes et jeux de mots constituent son bestiaire lexical. Cet univers aux apparences fl&#233;tries restitue la vision onirique et d&#233;senchant&#233;e d&#8217;un monde o&#249; l&#8217;homme est ali&#233;n&#233;. Les points de vue politiques d&#8217;Herreria empruntent formellement aussi bien au r&#234;ve qu&#8217;au cauchemar et ressemblent &#224; des hallucinations. Additionn&#233;es, elles &#233;crivent une chronique sombre, spiral&#233;e, sur les m&#233;canismes soci&#233;taux contemporains et par extension sur &#171; la tyrannie de la communication &#187; (1). Elles d&#233;peignent l&#8217;h&#233;g&#233;monie du syst&#232;me, mais trouvent la force de r&#233;sister aux coups ass&#233;n&#233;s par le moindre de ses revers. Les corps crayonn&#233;s, &#233;vid&#233;s, renvoient &#224; une world culture de la communication, d&#233;non&#231;ant l&#8217;enfermement comme le paradoxe d&#8217;une mise en r&#233;seau expansive de l&#8217;homme et de son repli sur lui-m&#234;me.
Texte Cyril Verges et C&#233;cile Broca Spirit N&#176; 40 Mai 2008 
]]></description></item><item>		<title>Loop 2008</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=131</link>		<date>2008-05-08 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/08LO.jpg" align="left" hspace="5">Animation flash intitul&#233;e &quot;Deux minutes et quelques&quot; (2005)
Festival LOOP (6-18 mayo)
El festival cuenta con la presencia de obras de los 5 continentes y se caracteriza por un aumento cualitativo alcanzado gracias a una mayor presencia de programas comisariados, colecciones de reconocimiento internacional, y 22 prestigiosas universidades de 14 pa&#237;ses que han dise&#241;ado programas espec&#237;ficos para LOOP.
Entre las m&#225;s destacables exhibiciones se encuentra el programa For your eyes only, comisariado por Hilde Teerlinck, con las &#250;ltimas adquisiciones del Frac Nord-Pas de Calais, Dunkerke. - Fundaci&#243; Su&#241;ol, C/ Rosell&#243;n, 240 (6-10 mayo).
Tambi&#233;n se mostrar&#225; en exclusiva la colecci&#243;n del Irish Museum of Modern Art (IMMA) de Dubl&#237;n un programa comisariado por su director Enrique Juncosa. - Fundaci&#243; Joan Mir&#243; , Parc Montju&#239;c, (7-17 mayo).
LOOP'08, junto con el Instituto Cervantes, presentar&#225; oficialmente y por primera vez en Espa&#241;a el programa visi&#243;n:a , una muestra de la obra de doce videoartistas espa&#241;oles y latinoamericanos comisariada por Javier Duero que se ha exhibido en diversas sedes del Instituto Cervantes. - Virreina: Centre de la Imatge . La Rambla , 99 (6-11 mayo).
LOOP Diverse
Con motivo del A&#241;o Europeo del Di&#225;logo Intercultural, el Festival presentar&#225; el programa LOOP DIVERSE. Restaurantes, peluquer&#237;as, tiendas de todo tipo regentadas por 16 comunidades extranjeras de Barcelona, se convertir&#225;n en embajadas culturales al mostrar en sus comercios el videoarte creado en su pa&#237;s de origen.]]></description></item><item>		<title>Diaporama</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=130</link>		<date>2008-03-12 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/vidiapo.jpg" align="left" hspace="5">R&#233;alis&#233; dans le prolongement, la r&#233;sonance du livre &#171; Les p&#233;riph&#233;ries du large &#187; de Didier Arnaudet, ce diaporama d'une dur&#233;e de 32 minutes est constitu&#233; d&#8217;images, de phrases, de dessins et de colorations musicales originales de Chazam. Se manifestant par &#233;clats, faisant &#233;tat d&#8217;une constellation, d&#8217;un entrelacs, ces divers &#233;l&#233;ments jouent sur des degr&#233;s de familiarit&#233; et des effets d&#8217;&#233;tranget&#233;, et produisent des emballements et des morcellements fictionnels. Il en r&#233;sulte un jeu qui oscille constamment entre distance et imm&#233;diatet&#233;, consistance et fluidit&#233;, int&#233;riorit&#233; et ouverture, tension et rel&#226;chement.
Cette multiplication d&#8217;informations, de sc&#232;nes, de temps, de fant&#244;mes convoque une infinit&#233; de questions, de probl&#232;mes, d&#8217;impasses, sans pr&#233;tention &#224; les r&#233;soudre. Il n&#8217;est pas inutile de dire qu&#8217;elle creuse, occupe, engorge, puis engendre diff&#233;rentes formes de brusques sorties vers le large. Comme une ba&#239;ne.
]]></description></item><item>		<title>C'est &#224; dire !?</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=129</link>		<date>2008-02-25 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/cestdire.jpg" align="left" hspace="5">C'est &#224; dire!? (exclamatif et interrogatif &#224; la fois) est un postulat d'une recherche th&#233;&#226;trale sur le monologue et l'autoportrait.
Entre documentaire fiction, le metteur en sc&#232;ne Jean-Paul Rathier s'est engag&#233; &#224; exp&#233;rimenter un laboratoire de la parole.Sa recherche se conclura par un spectacle-forum alternant performances th&#233;&#226;trales, musicales, chor&#233;graphes et plastiques au regard de t&#233;moignages d'hommes et de femmes qui s'interrogent sur ce que parler veut dire.
Le metteur en sc&#232;ne sera accompagn&#233; par Michel Herreria, artiste plasticien et sc&#233;nographe, pour r&#233;aliser des peintures num&#233;riques et dessiner l'espace de la rencontre avec le public autour de quatre s&#233;quences th&#233;&#226;trales.
Chacune de ses s&#233;quences sera construite &#224; partir d'une relecture des portraits r&#233;alis&#233;s avec Olivier Desagnat (vid&#233;aste) et de fragments d'oeuvres th&#233;&#226;trales explorant le th&#232;me de l'autoportrait.
Com&#233;diens: Elodie Chamauret, Pascal Metot, J&#233;r&#233;mie Strauss et Jacques Vezin
Vid&#233;o: Olivier Desagnat
Peintures num&#233;riques: Michel Herreria]]></description></item><item>		<title>Le monde hallucinant d'apr&#232;s Reinaldo Arenas</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=128</link>		<date>2007-12-20 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/thalu1.jpg" align="left" hspace="5">En 1827, peu apr&#232;s la r&#233;volution mexicaine, le Fray Servando Teresa de Meir s'&#233;teint, &#224; l'aboutir d'une vie de r&#233;bellion, d'emprisonnements et de fuites. En 1967, &#224; l'aube d'une vie de pers&#233;cution dans les ge&#244;les de Castro, &#224; Cuba, l'auteur Reinaldo Arenas r&#233;&#233;crit le parcours hallucinant et &quot;Don Quichottesque&quot; du fr&#232;re*. Dans le spectacle que souhaitent cr&#233;er Chazam et ses complices, c'est le corps-m&#234;me du personnage qui va raconter ce &quot;monde hallucinant&quot; dans un rituel dit et chant&#233;, musical et imaginaire. Th&#233;&#226;tre, musique et vid&#233;o se rejoignent sur le plateau pour une recherche bilingue, en espagnol et en fran&#231;ais.

* &#171; Le monde hallucinant &#187; Renaldo Areinas / Editions Mille et Une Nuits

Musique et mise en sc&#232;ne : Chazam  
Animations vid&#233;os et images : Michel Herreria 
Interpr&#233;tation : Gilbert Tiberghien 
Chant et interpr&#233;tation : Erika Jeanneaud et Jeanne Wenzel
Lumi&#232;res : Eric Blosse 
Maquillage : Elsa Cojo  
Photos : Pascal Felloneau ]]></description></item><item>		<title>No MOON</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=127</link>		<date>2007-11-09 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/vinomoo.jpg" align="left" hspace="5">Avec la collaboration de Colas Michard.
De la terre &#224; la lune, le dispositif de Michel Herreria construit une illusion de limite : de la palissade, au sol qui respire sous nos pas. Des  silhouettes acidul&#233;es &#233;chappent &#224; la loi de la gravitation. Elles mangent &#224; m&#234;me le sol, jouent &#224; cache-cache sur un parterre lunaire et nous invitent &#224; broyer les id&#233;es re&#231;ues au creux d&#8217;un t&#234;te &#224; t&#234;te. Ces archi-t&#234;tes sont des composites de peinture-dessin-espace au sein d&#8217;un &#171; chuchotoire &#187;. Elles deviennent les cr&#233;atures d&#8217;un lieu intime et public.]]></description></item><item>		<title>Cl&#244;tures d'&#233;changes</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=125</link>		<date>2007-09-16 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/voive.jpg" align="left" hspace="5">Pour cultiver nos relations de voisinage avenue Salvador Allende

Avec la ville de B&#232;gles, l&#8217;association Script propose un projet sur l&#8217;art du voisinage dans notre rue. &#171; Les jardins d&#8217;&#224; c&#244;t&#233; &#187;, c&#8217;est la pr&#233;sence de nos voisins, proches ou lointains, telle que nous la vivons au quotidien, mais aussi telle que nous pourrions la voir et l&#8217;entendre si, de temps en temps, nous nous autorisions &#224; la mettre en musique ou en chanson, &#224; la danser ou l&#8217;&#233;crire, &#224; la photographier ou la dessiner. Bref, mettre en sc&#232;ne notre mitoyennet&#233; pour le simple plaisir de faire autrement connaissance.

Avec la participation de : S&#233;bastien Capazza, Philippe Granger, Michel Herreria, Philippe Jacques, Isabelle Lasserre, Vincent Monthiers, Martine Rathier, nous adressons une invitation aux habitants de la rue pour cr&#233;er ensemble des occasions de jeu, en taquinant les cl&#244;tures et en fabriquant des petites passerelles po&#233;tiques de jardin en jardin.

Avec le temps, au cours des trois ann&#233;es &#224; venir, nous inventerons notre rue en cherchant de nouvelles voies de passage entre l&#8217;espace priv&#233; et l&#8217;espace public. 
Avec le printemps, en mai 2008, nous organiserons, avec les habitants qui le souhaitent, une premi&#232;re mise en &#339;uvre de ce projet.
]]></description></item><item>		<title>Qu'est-ce que tu fabriques ?</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=124</link>		<date>2007-09-14 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/Favi.png" align="left" hspace="5">Faire circuler les paroles.Dire les urgences du monde.

Entretenir avec le spectateurs une conversation n&#233;cessaire. Conversation sur les propos artistique, sur le propos politique. Conversation sur l'existence m&#234;me de nos projets, sur l'existence du th&#233;&#226;tre. Conversation sur nos existences.

Texte et mise en jeu: Jean-Philippe Ibos
Com&#233;diens: Hubert Chaperon et jean-Philippe Ibos
Sc&#233;nographie: Michel Herreria]]></description></item><item>		<title>Affiche n&#176;45, Participer au maximum.</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=123</link>		<date>2007-07-17 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/sac.jpg" align="left" hspace="5">-]]></description></item><item>		<title>Les genstrificateurs</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=120</link>		<date>2007-06-18 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/gentri.jpg" align="left" hspace="5">Ensemble de dessins sur papier, encre et feutres (21 x 29,7 cm).

Artiste polygraphe, Michel Herreria use avec bonheur de toutes les techniques (dessin, peinture, sculpture, vid&#233;o&#8230;) pour cr&#233;er des dispositifs qui pi&#232;gent simultan&#233;ment le langage et les images. Dans ses th&#233;&#226;tres minuscules, il subvertit subtilement les acad&#233;mismes de l'art contemporain et tous les conservatismes politiques pour faire advenir un trait d'esprit qui donne le go&#251;t de l'action po&#233;tique.

Son &#339;uvre polymorphe t&#233;moigne d'une extr&#234;me mobilit&#233; de la pens&#233;e et du geste dans une constante recherche de friction entre l'intime et le social. Son gai savoir nous invite &#224; rire de l'absurde et des impostures post-modernes, en bougeant sans cesse les lignes entre l'art et la vie. M.H. Mobile Homme !

						Jean-Paul Rathier
]]></description></item><item>		<title>FAP In Sevilla</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=118</link>		<date>2007-05-28 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/FAP.Sevilla.jpg" align="left" hspace="5">El convento de Santa In&#233;s y el Pabell&#243;n de Brasil en Sevilla acogen esta exposici&#243;n montada a partir de los fondos de arte espa&#241;ol contempor&#225;neo de la Fundaci&#243;n Antonio P&#233;rez.]]></description></item><item>		<title>Loop 2007</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=117</link>		<date>2007-05-23 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/loopvi.jpg" align="left" hspace="5">Pr&#233;sentation au Festival LOOP 2007 par la galerie Urban des 35 films intitul&#233;s &quot;Comment dire ?&quot; r&#233;alis&#233;s dans le cadre de la r&#233;sidence d'artiste (2005-2006)&#224; la London school of Economics and Political Science.
Extrait article &quot;REVISTART&quot; n&#176;118
&quot;Michel Herreria trabaja desde hace anos desarrollando un lenguaje propio, no solo visual,sino escrito, y ello le permite jugar con una doble intencion y crear seres imaginados que actuan generalmente a favor de la denuncia social.Asi podemos crearnos con dibujos que precisan de una contemplacion cercana para asimilar su contenido y animaciones en las que estos personajes metaforicos recrean a la perfeccion los estereotipos sociales que todos conocemos y que herreria comunica con una elegante ironia.&quot;]]></description></item><item>		<title>Fondation Antonio Perez  Papeles 1995-2006</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=114</link>		<date>2007-03-02 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/funvi.jpg" align="left" hspace="5">Commissaire de l'exposition: Miguel Lopez
Pr&#233;sentation &#224; la Fondation Antonio Perez de peintures sur papier r&#233;alis&#233;es entre 1995 et 2006.

Le rire et la parole politique sont li&#233;s au d&#233;moniaque. La langue politique est celle de la s&#233;duction, de la promesse et de la ruse. Pendant des ann&#233;es, j'ai regard&#233; le travail de Michel Herreria comme de la caricature. La continuation d'un genre esth&#233;tique, n&#233; avec l'imprim&#233; et la diffusion des images, adapt&#233; aux r&#233;seaux de notre &#233;poque et aux situations qui sont les n&#244;tres. Situations mises en &#233;vidence par Erving Goffman dans son livre sur &#171; les rites d'interaction &#187; (1). Ce que je n'avais pas per&#231;u imm&#233;diatement, c'est la dissidence de l'artiste. Une dramaturgie plastique mise au service d'une d&#233;construction des promesses fallacieuses dans lesquelles nous sommes tenus par l'organisation technique et politique de notre monde. Cette &#339;uvre qui se pr&#233;sente avec des effets comiques est engag&#233;e. Les jeux de mots associ&#233;s &#224; une puissance visuelle qui passe par le dessin, la peinture, l'animation, la performance, luttent contre ce que Brice Parain (2) nomme le &#171; pas vrai &#187;. Les r&#233;cits de Michel Herreria font intrusions dans le r&#233;el, et, comme spectateur, nous sommes pris dans l'absurdit&#233; des situations qu'ils r&#233;v&#232;lent. Il y a l&#224; une similitude avec &#171; cette d&#233;mence propre au r&#234;ve &#187; que d&#233;crit Bergson &#224; travers une citation de Mark Twain. L'&#233;crivain am&#233;ricain s'exprime &#224; la troisi&#232;me personne pour &#233;voquer une histoire o&#249;, &#224; la fin, il est impossible de savoir qui de lui ou de son fr&#232;re jumeau est mort. Cette r&#233;f&#233;rence permet &#224; Bergson de souligner &#171; l'extravagance et le comique &#187; de certain raisonnement o&#249; il est impossible de distinguer entre deux personnages, &#171; c'est lui et ce n'est pas lui &#187; (3). Un projet de Michel Herreria pour la galerie, dat&#233; de 2005-2006, devait mettre en sc&#232;ne ce trouble li&#233; &#224; l'identit&#233;, d'autant que ce dispositif jouait de l'ouverture de la galerie sur une rue commer&#231;ante de la ville.
 Il ne s'agit plus pour l'artiste, dans un monde qui a perdu sa cr&#233;dibilit&#233;, d'&#234;tre le bouffon du Roi, de se repr&#233;senter en clown pour donner une image &#171; d&#233;formante &#187; de lui-m&#234;me et de &#171; la condition de l'art &#187; (4). Aujourd'hui l'artiste doit ranimer la notion de responsabilit&#233;, lib&#233;rer nos t&#234;tes des discours fourvoy&#233;s qui fa&#231;onnent l'impasse moderniste. Cette &#171; saine folie &#187; (5), qui mieux qu'un artiste peut la porter ? Tout est question de regard !
Une galerie est un espace th&#233;&#226;tral o&#249; se joue une com&#233;die li&#233;e &#224; un groupe de gens, aux m&#339;urs, et aux go&#251;ts du moment. C'est le lieu d'un spectacle. Celui-ci a l'ambition que l'on se donne. Le constat fut fait par Debord, les premiers responsables de la d&#233;gradation des puissances de l'imaginaire sont ceux l&#224; m&#234;me qui ont accept&#233;s l'appauvrissement de leur propre cr&#233;ativit&#233;, de vivre progressivement s&#233;par&#233; d'eux-m&#234;mes. Cette &#171; critique de la s&#233;paration &#187; fut le point aveugle de l'exposition de Michel Herreria en 2004. Michel Herreria avait inscrit &#224; m&#234;me la vitrine en verre et sapin de Norv&#232;ge de l'ancienne boutique le titre de l'exposition, &#171; repentirs m&#233;caniques &#187;, et dessin&#233; juste au-dessus une  botte mena&#231;ante. &#192; l'int&#233;rieur, la salle unique &#233;tait d'allure plus classique.
A gauche un mur de 224 cartes &#224; gratter. Sur le mur du fond, une grande peinture encadr&#233;e.  De droite &#224; gauche, traversant l'espace, un rail de bois supportant quatorze grandes peintures mont&#233;e sur autant de suspensions elles-m&#234;mes prises sur le rail par un syst&#232;me de roulettes et de rotules. Avec ce dispositif, mis en place par un ami de l'artiste travaillant dans le monde du cin&#233;ma, les peintures pouvaient &#234;tre plaqu&#233;es les unes sur les autres, comme dans l'atelier o&#249; l'artiste recouvre ses peintures par des feuilles vierges qu'il agrafe par-dessus pour commencer une nouvelle oeuvre.
De m&#234;me les peintures pouvaient se d&#233;placer le long du rail et se consulter comme des cartes de g&#233;ographie. La manipulation des peintures et la spatialisation de celles-ci dans la galerie restaient d&#233;pendantes du d&#233;sir de chacun et du jeu des visiteurs entre eux. Dans sa simplicit&#233;, ce dispositif marque un &#233;cart de l'artiste par rapport &#224; la logique commerciale d'une galerie. Il invite le spectateur &#224; une action, &#224; un engagement dans l'exposition. C'est une fa&#231;on de faire une exp&#233;rience assez rare, prendre avec soi une &#339;uvre, &#233;prouver son poids, sa mati&#232;re&#8230;D'autre part c'est aussi une fa&#231;on de dire aux amateurs que toutes ces &#339;uvres se valent et que le choix n'est pas &#224; op&#233;rer en fonction de je ne sais quelle rh&#233;torique d'accrochage qui viendrait privil&#233;gier celle-ci plus que celle-l&#224;, mais en fonction du positionnement propre de l'amateur face &#224; une &#339;uvre. De m&#234;me nous pourrions imaginer que les expositions permanentes dans les grands mus&#233;es soient pens&#233;es et mises en place par des artistes vivants. La compr&#233;hension des &#339;uvres et des gestes artistiques y gagnerait en imm&#233;diatet&#233;. Avec le dispositif utilis&#233; par Michel Herreria les &#339;uvres sont vues pour ce qu'elles sont, tout &#224; la fois un vecteur du flux cr&#233;atif de l'artiste mais aussi un objet, support de cette intensit&#233;.
Lors d'une exposition pr&#233;c&#233;dente, une phrase en n&#233;on &#233;tait suspendue &#224; l'int&#233;rieur de la vitrine. Cette phrase disait : &#171; le monde est tellement humain &#187;. Le passant pris comme une bille de juke-box dans les reflets de la consommation pouvait se trouver l&#224;, nez &#224; nez avec un dr&#244;le d'objet. Ce qui aurait pu &#234;tre une publicit&#233; n'&#233;tait qu'une phrase, une pens&#233;e mise en lumi&#232;re, mat&#233;rialis&#233;e dans l'espace de la vitrine. Une parole anodine puis obs&#233;dante, qui vient perturber, briser, l'ordre de la marchandise. &#192; l'int&#233;rieur une suite de grands tableaux en verre, des vitres encadr&#233;es, peintes avec du blanc d'Espagne.
Cette &#233;vocation de la vie et de la mort du petit commerce, de la valse des enseignes et des marques en fonction des changements de propri&#233;taires modifie la physionomie du centre des villes. Le pi&#233;ton y perd son latin, ce tourbillon le rend b&#232;gue. Comme chez Tati, l'utilisation de l'onomatop&#233;e est tout &#224; la fois un ressort comique et le signe d'une situation o&#249; le personnage, film&#233; ou repr&#233;sent&#233;, est pris de vitesse dans une situation o&#249; il ne peut plus penser ni articuler quoi que ce soit. 
Il n'y a pas chez Michel Herreria de m&#233;dium privil&#233;gi&#233;. Il utilise tout autant le dessin, la vid&#233;o, la peinture, la performance, la sculpture, l'animation. Le souhait de l'artiste serait de pouvoir en exp&#233;rimenter encore plus. Cette mobilit&#233; est l'art supr&#234;me de la d&#233;marcation. L'artiste ne se laisse pas enfermer. Il n'exploite pas une forme, il les lib&#232;re toutes. Sa responsabilit&#233; est l&#224;, porter l'art &#224; son plus haut niveau d'effervescence. 

Jean-Fran&#231;ois Dumont, Bordeaux Tarbes, F&#233;vrier 2007

(1) Les rites d'interaction, Erving Goffman, minuit.
(2) Entretiens avec Bernard Pingaud, Brice Parain, Gallimard
(3) Le rire, Henri Bergson, &#233;dition &#233;lectronique dans le cadre de la collection : &#171; les classiques des sciences sociales &#187; : www.uqac.uquebec.ca
(4) Portrait de l'artiste en saltimbanque, Jean Starobinski, Gallimard.
(5) La vie de Don Quichotte et Sancho Pan&#231;a, Miguel de Unamuno, Albin Michel.

]]></description></item><item>		<title>Atraco en el convento</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=116</link>		<date>2007-03-02 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/cfuns.png" align="left" hspace="5">Commande de la Fondation Antonio Perez d'un carnet de dessins dans le cadre du projet &quot;Moleskine&quot; pr&#233;sent&#233; &#224; S&#233;ville.]]></description></item><item>		<title>Papeles 1995-2006</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=115</link>		<date>2007-03-02 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/CPfund.jpg" align="left" hspace="5">Catalogue &quot;Papeles 1995-2006&quot; (160 pages, illustrations coul, broch&#233;, format 24 x 24 cm).Editeur la Fondation Antonio Perez.
Textes: Jean-Fran&#231;ois Dumont.
Traduction: Alberto Torrego
Cr&#233;dit photographique: Santiago Torralba
Commissaires d'expositions: Miguel Lopez
Partenaires: La diputation de Cuenca.
ISBN:84-935573-5-8 D&#233;pot l&#233;gal CU-28-2007]]></description></item></channel></rss>